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25 août 2010 Sortie en librairie Nouveau roman "Six mois, six jours"
(En exclusivité, la quatrième de couverture)
« Dans l’anonymat d’une chambre d’hôtel, l’une des femmes les plus puissantes d’Allemagne se donna à un homme dont elle ne savait rien, qu’elle n’avait vu que deux fois dans sa vie…. » Mais au bout de quelques mois, l’homme menace de révéler à la presse leur liaison : tous leurs ébats ont été filmés. Juliana Kant la milliardaire dénonce le gigolo. On l’emprisonne, la morale est presque sauve. Une affaire de mœurs chez les riches ? Une liaison amoureuse qui tourne au chantage sordide ? Karine Tuil, dans son roman le plus troublant, dévoile l’arrière-monde de cette aventure risquée : qui est à l’origine d’une telle fortune allemande ? Pourquoi le grand-père de Juliana, premier mari de Magda Goebbels, et militant nazi, n’a-t-il pas été arrêté à la libération ? Sait-on que le père d’adoption de Magda était un juif qu’elle a renié puis laissé mourir ? Pourquoi les Kant ont-ils gardé le silence sur leurs activités industrielles sous le Reich ? Et si humilier sexuellement la jolie bête blonde était une forme de vengeance ? Les fils ont-ils d’ailleurs reconnu la faute des pères, les vivants ont-ils pardonné aux morts ?
2 avril 2010 Portrait de Mme Christine LAGARDE, ministre de l'économie et des finances
pour Enjeux les Echos
Mars 2010 Karine Tuil invitée en Suède par l'Ambassade de France et l'institut culturel français de Stockholm. L’Alliance française de Stockholm et l’Institut Français vous invitent à une rencontre avec l’écrivain : KARINE TUIL
qui répondra aux questions d’Alexandrina Nistor MERCREDI 10 MARS 2010 A 18H00 FRANSKA SKOLAN – DÖBELNSGATAN 11 Entrée libre
Fevrier 2010 Portrait de Pierre Kosciusko-Morizet, PDG de PriceMinister Pour Enjeux Les Echos Lesechos
Octobre 2009 Portrait de Patricia BARBIZET Directrice générale d'ARTEMIS Pour Enjeux Les Echos
Avril 2009 Portrait de Nicolas de Tavernost, Président du Directoire de M6 par Karine Tuil
22 mars 2009 à 19H30 Salon du Livre de Paris Porte de Versailles
Jeudi 5 mars 2009 Foire du livre de Bruxelles Rencontre à 18h30
1er février 2009 Mairie du II ème arrondissement de Paris Soirée débat animée par Alexie Lorca à 18h30
31 janvier 2009 Un divorce à l'amiable Article de Guylaine Massoutre Le devoir (Québec)
Jeudi 25 décembre 2008 Rediffusion de l'émission de Monique Atlan (Dans quelle étagère) France 2
Mardi 16 décembre 2008 Rencontre avec les lycéens de Dreux Opération Echo républicain - Lycée Saint-Pierre Karine Tuil évoquera le rapport d'un romancier avec ses personnages.
Questions femmes Novembre 2008 " Un roman magnétique et fascinant ! "
13 Novembre 2008 Muriel Beyer nous présente "La Domination" de Karine Tuil. Entre vrai et faux, chimère et réalité, passé et présent, ce roman s'elève comme un ballet trouble savamment orchestré par l’auteur, qui, au même titre que ses personnages, exerce une véritable domination sur son lecteur.
Magazine Lire Novembre 2008 L'échange amoureux en mode vibreur Trois romancières trentenaires racontent les intermittences du coeur. Jalousie, désenchantement et inconstance Par Marion Cocquet
30 octobre 2008 L'express Le vif Week end Belgique Entretien de Karine Tuil par Keren Elkaim
En lice pour plusieurs prix littéraires, Karine Tuil peut être fière de son roman La domination. Ses héros sont aussi doubles que les faces de dominos. A force de se livrer à un tango avec leurs sombres ombres, ils risquent de tout ébranler. Et ce, jusqu'à la dernière pièce... L'écrivain joue même la carte du masculin/féminin dans sa tenue, composée d'un costard noir et d'un chemisier à carreaux violet. Elle préfère néanmoins voiler sa vie privée pour privilégier les dualités de sa plume
L'OFFICIEL octobre 2008 Mensonge et trahison "le dernier et remarquable roman de Karine Tuil" par Emilie Grangeray
22 octobre 2008 Nice Matin
20 octobre 2008 invitée de Patricia Martin ( Le cinq sept) (de 5 heures à 7 heures)
Rencontre-dédicace à la librairie La boite à livres Tours
17 octobre 2008 Rencontre régionale Région Rhône Alpes Cinéma UGC Ciné Cité de Lyon Goncourt des Lycéens
16 octobre 2008 Goncourt des lycéens Rencontre régionale Région ouest Cinéma Gaumont de 14h30 à 17h00 Nantes
14 octobre 2008 TF1 "Au Field de la Nuit" Parmi les invités de Michel Field : Karine Tuil , Clémentine Autain ,Anne Guillard , Anna Rozen , Eliette Abécassis .Pour visualiser
REGARDS (Belgique) Revue du centre communautaire laic juif de Belgique Karine Tuil manie habilement la plume, l’ironie et les sentiments. Le double, la dualité ou la duplicité mensongère donnent à son nouveau roman un souffle inédit
FEMME ACTUELLE n° 1255 ( du 13 au 19 octobre 2008) Les démons de la domination par Brigitte Kernel Ce roman est singulier par son thème et sa construction. L'auteur a le sens de l'énigme et arrive à maintenir notre attention jusqu'à la résolution finale où l'on découvre enfin les dessous de l'histoire. .... Son roman est une véritable réussite. Il figure d'ailleurs sur la liste du Goncourt. Et si ce prestigieux prix lui échappait, Karine Tuil peut être certaine qu'un autre lui sera attribué. Lire les critiques des lectrices
13 octobre 2008 Goncourt des lycéens Hôtel de ville de Nancy
12 octobre 2008 Salon du livre de la Wizo Pavillon Dauphine Paris
10 octobre 2008 Goncourt des lycéens Fnac de Lille
L'écho Rencontre avec Karine TUIL Propos receuillis par Pascal HEBERT
Jeudi 9 octobre 2008 La tribune de Lyon " Goncourable" "La quête de Karine Tuil sonne juste" Article de Vincent Raymond
7 octobre 2008 Goncourt des lycéens Rencontre régionale région sud Cité du Louvre (Aix en Provence)
6 octobre 2008 "La domination" fait partie de la seconde sélection du prix de Flore Goncourt des lycéens Rencontre avec les lycéens de Paris et la région parisienne Elysées Biarritz
2 octobre 2008 Interview de Karine Tuil par Gaspard Proust Fnaclive.com pour le Goncourt des lycéens
Mardi 30 septembre 2008 RTBF à 22h50 « Mille-feuilles » Emission présentée par Thierry Bellefroid. En plateau, il s’entretiendra avec Karine Tuil pour son roman « La domination » (chez Grasset), Nathalie Kuperman qui publie « Petit déjeuner avec Mick Jagger » (chez l’Olivier), et Virginie Ollagnier pour « L'Incertain » (chez Liana Levi).
Lundi 29 septembre 2008 Filigranes.tv Coup de coeur présenté par Pascal
Dimanche 28 septembre 2008 La presse de la Manche "Un texte étrange et envoûtant. L'un des meilleurs romans de la rentrée sans aucun doute" Article d'Hubert LEMONNIER
Samedi 27 septembre 2008 France 5 à 17h55 et 23h05 Emission présentée par Franz-Olivier GIESBERT Invités: Nathalie Baye, Josiane Balasko, Nadine Morano, Karine Tuil
Vendredi 26 septembre 2008 LA LIBRE BELGIQUE
France Dimanche Père et impairs
24 septembre 2008 Entretien de Karine TUIL pour le site EVENE.fr Propos recueillis par Mélanie Carpentier
Mardi 23 septembre 2008 Rencontre pour La Voix " une merveille de cynisme joyeux" Propos receuillis par Felicity Porter
22 septembre 2008 France 2 - Dans quelle étagère Emission de Monique ATLAN
21 septembre 2008 Salon du livre de Nancy - le livre sur la place (30 ème édition)
19 - 20 - 21 septembre 2008 LCI - Culturellement show Invitée de Michel Field
Vendredi 19 septembre 2008 Karine Tuil est l'invitée du journal télévisé de 13 heures de la RTBF (Belgique)
Jeudi 18 septembre 2008 Metro Les jeux de pistes de Karine Tuil " Un habile tour de passe-passe littéraire pour une Karine Tuil plus habitée que jamais" Article de Marie Morizot
Lundi 15 septembre 2008 Europe 1 - Marie DRUCKER et Patrick COHEN
Dimanche 14 septembre 2008 Le Journal du Dimanche "Trouble, ambigu, pervers, scandaleux." "La domination est une réussite. " "Son meilleur livre" Bernard Pivot de l'Académie Goncourt
Pour son septième roman, Karine Tuil a choisi un sujet casse-gueule. Son audace est récompensée. La Domination est une réussite. Son meilleur livre. Parce que, à l'image de ses personnages, il est ambigu, pervers, scandaleux. Surtout, parce que Karine Tuil possède aujourd'hui une maîtrise de l'écriture qui lui permet, tels les champions de canoë-kayak, de se faufiler entre les écueils et d'aborder tourbillons et remous avec une énergique habileté. La Domination est d'abord celle de l'écrivain sur son style.
Jeudi 11 septembre 2008 Le point N° 1878 Article de Gilles PUDLOWSKI "Karine Tuil sait jouer avec la noirceur, faire de la répulsion un atout, décrire une attirance / haine avec aisance. Et c'est cette facilité qui fait le poids et le prix de son récit...." "On marche, on suit le mouvement sans se lasser et à la fin, on est piégé. Même si l'on se retient, on est tenté d'applaudir"
Mardi 9 septembre 2008 La domination (Grasset) fait partie des premières sélections du prix Goncourt, Goncourt des lycéens et du prix de Flore.
Le Soir Belgique- 5 septembre 2008 Les deux voix de Karine Tuil par Lucie CAUWE
"C'est un roman virtuose qu'orschestre Karine Tuil dans La domination. Un livre qui, comme ses précédents, tourne autour de la quête identitaire mais traite aussi du rapport de force qui peut s'installer entre les humains. Deux voix s'y élèvent en parallèle, contant plusieurs histoires, parfois identiques, parfois différentes. Ces textes s'imbriquent savamment l'un dans l'autre et constituent un livre fort, mais sensible, dont les phrases fluides et précises coulent harmonieusement".
L'Est républicain - 5 sept 2008
Douze écrivains prennent la plume pour un « cadavre exquis » exceptionnel. Chacun mène l'enquête et écrit un chapitre.
Un cadavre exquis » en douze épisodes sera publié quotidiennement dans L'Est républicain entre samedi 6 septembre et le 17 septembre 2008. Cet exercice littéraire, qui voit chaque auteur s'inspirer des écrits de celui ou ceux qui le précèdent pour faire progresser l'histoire à sa guise, est organisé à l'occasion de la trentième édition du "Livre sur la place", manifestation qui se tiendra du 18 au 21 septembre à Nancy. Dans "Mais qui a tué Milena Verdi ?", Daniel Pennac, Philippe Claudel, Dan Franck, Jean Vautrin, Karine Tuil, Denis Guedj, Lorraine Fouchet, Marc Lévy, Fatou Diome, Daniel Picouly, Maud Tabachnik et Pierre Pelot, ont créé un fait divers, la mort dans le train Paris-Nancy d'une éditrice arriviste.
Rencontre avec Karine Tuil pour auteurs.tv
L'EXPRESS N° 2983 (semaine du 4 au 10 septembre) "LE ROMAN DE KARINE TUIL FAIT JASER SAINT-GERMAIN DES PRES" La face cachée de l'éditeur par François Dufay
3 septembre 2008 Le quotidien "Avec "La domination", Karine Tuil prouve une fois encore qu'elle est bien un écrivain de haut vol". C'est un petit chef-d'oeuvre de construction littéraire, avec récits enchâssés, mises en abime, pistes brouillées... Une grande et belle leçon d'écriture.
VSD N°1619 (du 3 au 9 septembre 2009) Rentrée littéraire Soeurs jumelles en écriture A la recherche de l'identité perdue Olivia Elkaim et Karine Tuil
ELLE 1 er septembre 2008 Article de Patrick Williams Il est comment le nouveau Karine Tuil? Vertigineux
"Dans ce jeu de miroirs vertigineux, exact reflet de la vie, une chose demeure: le style, flamboyant, Karine Tuil maîtrise formidablement la langue. Et son écriture, comme un torrent impétueux, nous porte toujours plus loin, avant de nous déposer, éssouflés mais ravis, sur la dernière page du livre."
Samedi 30 août 2008 La liberté (Suisse) Ecrire l'autre, cet artifice introspectif par Jacques STERCHI Karine Tuil part à la recherche du père énigmatique. Ecrire l'autre. Imaginer une vieà partir de bribes. Le procédé littéraire est connu. Mais la romancière lui donne vie de manière particulièrement virtuose.
Conversation avec Michel Field Rentrée littéraire 2008 avec Hachette
Le Monde des Livres vendredi 29 août 2008 Critique d'Emilie Grangeray "La domination", les secrets du caméléon
Doué en tout. Surtout pour brouiller les pistes. Deux identités. Deux pays. Deux cultures. Deux appartements. Deux vies. Et pourtant, un seul homme. Tel est le père de la narratrice du dernier et remarquable roman de Karine Tuil. Qui était cet ancien chef du service d'urologie d'un grand hôpital parisien, pionnier de la médecine humanitaire aux pulsions suicidaires, ce juif antisémite, ce champion de la morale qui fit cohabiter sous le même toit sa famille officielle - une femme issue de l'aristocratie catholique et leurs deux enfants - et l'officieuse - une jeune juive russe avec laquelle il aura eu deux garçons ? C'est ce qu'essaie de savoir sa fille qui, pressée par un éditeur aussi mystérieux que pervers, tente d'écrire pour comprendre. Comprendre ce caméléon capable de s'adapter à n'importe quel milieu, et de "s'assimiler jusqu'à prendre l'apparence de l'Autre". Pour ce faire, elle se glisse dans la peau du fils qu'il aurait voulu avoir : "Je serai le mâle (...), la part d'ombre. Je serai la part juive, opaque, ténébreuse, virilisante." Adam (puisque c'est ainsi qu'il avait décidé de l'appeler) se met en quête de ses origines. Pourquoi avoir changé de nom, avoir préféré Lance à Lansky ? Par instinct de survie ? Honte ? Désir d'oubli ? D'assimilation ? "SOUVIENS-TOI !" Quels sont ces personnages qui, à force de vivre dans le déni et le secret, d'entretenir les illusions et de préserver on ne sait quelles apparences, finissent par se mentir à eux-mêmes ? "Nourris au lait noir de l'effacement, nous buvions les paroles de notre père (qui) avait passé sa vie à (...) dissimuler son identité", écrit Adam, s'interrogeant, dès lors, sur ce qu'il pouvait trouver à cette femme pas vraiment plus belle qu'une autre. Quel est ce lien qui les unissait, sinon celui avec un peuple, et avec son propre père, vieux Russe fou en train de mourir ? Mais jusqu'où peut-on aller dans la négation de son identité ? Jusqu'à ne plus savoir qui l'on est, comme le protagoniste d'Interdit (Plon, 2001), dans lequel Karine Tuil écrivait : "La mémoire est une vieille juive hystérique, tu lui dis de se taire, elle hurle encore plus fort, Souviens-toi !, Souviens-toi ! Tu n'as plus d'autre choix que de lui obéir." La mémoire, le poids de l'histoire, la comédie sociale, les relations amour-haine (voir notamment Tout sur mon frère, Grasset, 2003) ont toujours habité les textes de Karine Tuil, mais la thématique première et principale reste la quête identitaire. Avec humour souvent, avec plus de gravité parfois comme dans Douce France (Grasset, 2007), ici avec douleur, elle dit les mensonges devenus trahisons. Quitte à troubler, à déranger, elle interroge la réalité, souvent plus ambitieuse que la fiction : "Nous pouvons bien la travestir (...), nous pouvons essayer de la rendre décente, elle se déshabille toujours pour nous montrer sa vérité."
Actualité Juive N°1037 jeudi 28 août 2008 Propos recueillis par Virginie Guedj-Bellaïche
AJ: Comment est née l'histoire de ce livre ? L'idée du second livre dans le livre ? Karine TUIL: Au départ, je voulais écrire l’histoire d’un médecin juif, engagé dans les mouvements humanitaires, personnage charismatique et adulé, séducteur, intellectuel redouté, qui avait fait vivre sous le même toit deux femmes : son épouse, une chrétienne, les trois enfants qu’il avait eus avec elle ainsi qu’une autre femme, illégitime, une jeune Israélienne d’origine russe avec laquelle il avait conçu un enfant. C’est la fille de cet homme, née de son premier mariage, une jeune romancière, qui va écrire l’histoire de son père sous l’impulsion d’un vieil éditeur manipulateur. Mais elle se sent incapable d’écrire ce livre en son nom : réticences liées à la peur de révéler des secrets de famille, de briser l’image publique du père. Aussi décide-t-elle de se glisser dans la peau d’un narrateur imaginaire, sorte de fils rêvé, son double masculin… deux récits s’entrecroisent alors et chacun d’eux va révéler les secrets de ces êtres qui ne savent pas aimer sans trahir, prendre sans détruire, vivre sans chercher à se dominer les uns les autres. Pour écrire ce texte, j’ai obtenu la mission Stendhal octroyée par le Ministère français des Affaires étrangères. Je suis partie plusieurs semaines en Israël pour rencontrer la communauté russe afin de décrire l’intégration de la seconde femme du père, la belle et énigmatique Elena…
AJ: Pour créer le personnage du père antisioniste historique qui va évoluer de façon surprenante, vous vous êtes inspiré de qui ? Karine TUIL: Ce médecin, incarnation du « juif honteux », antisioniste virulent va, au milieu de sa vie, rencontrer une juive russe et renouer avec tout ce qu’il avait longtemps rejeté : son identité juive, son lien à Israël… je ne me suis inspirée de personne en particulier ; ce sont plutôt les nombreux débats entre des intellectuels comme Alain Finkielkraut, Rony Brauman, Michel Warschawski, Edgar Morin ou encore les prises de position de Yeshayahou Leibowitz qui m’ont donné envie d’écrire sur ce sujet. Le personnage du juif hostile à Israël est intéressant d’un point de vue romanesque… surtout quand il se ment à lui-même, quand il se trouve pris au piège de ses propres contradictions…
AJ: Pour la première fois, vous abordez de façon très précise les arcanes de l'écriture, les affres de la création et les relations entre l'auteur et son éditeur. Est-ce qu'on peut dire que c'est finalement un livre très intime ? Karine TUIL: Non, pas plus que les autres. Tous mes livres abordent la question de la création car, à travers la question de l’identité, c’est son propre rapport au Livre que l’on analyse. La relation qui se noue entre la narratrice et cet éditeur sert l’intrigue : pourquoi cet homme est-il prêt à tout pour obtenir ce livre ? Quels liens l’unissaient à cette famille ? C’est un livre qui tend à dévoiler les ambiguïtés humaines, qui aborde des sujets auxquels tout juif est un jour ou l’autre confronté : sa relation avec les non-juifs, son rapport à son identité, à son histoire, sa culture, à la foi de ses Pères et la question de la double allégeance.
AJ: Pour la première vous parlez d'Israël, du sionisme et de l'engagement politique. Après avoir traité des centres de rétention, on a la sensation que vous quittez la comédie humaine pour des sujets plus politiques. Pourquoi ce choix ? Karine Tuil: Je suis passionnée par le questionnement identitaire, mes livres en témoignent, et les sujets politiques ne sont qu’un moyen d’aborder une autre facette de cette obsession-là. La relation que le juif de diaspora entretient avec Israël est complexe, riche de sens, son désir d’être ici et là-bas et cette sommation qui est souvent faite au juif français de « choisir son camp ». Ce qui m’intéresse, c’est de savoir pourquoi les personnages de mon livre, ces juifs déjudaïsés, assimilés, hostiles à Israël, reviennent à la foi de leurs Pères, remettent en question leur mode de vie, leurs convictions. Qu’est-ce qui se joue dans la transmission ? Que se passe-t-il dans la tête d’un juif qui revient vers les siens après les avoir méprisés ? Et comment expliquer ce si fort sentiment d’appartenance ? Par ailleurs, tout ce qui touche à Israël me passionne. L’année dernière, j’ai même organisé avec l’association Medbridge, présidée par François Zimeray, un voyage d’écrivains français en Israël afin de montrer une autre réalité que celle véhiculée par les médias français. Les écrivains, les artistes ont sans doute leur rôle à jouer dans l’évolution du processus de paix. Je crois au pouvoir des mots, des livres…
Atmosphères septembre 2008 N°121 "Une virtuosité spectaculaire" Alexie Lorca
Parutions.com du 27 août 2008 Critique de Bruno Portesi "Parricide(s)" Karine Tuil a visé juste et livre, avec La Domination, un roman puissant, prenant… et délicieusement Rothien… Un maelström identitaire envoûtant, tissant avec grande intelligence des thèmes aussi variés, et férocement littéraires, que le rapport au père, celui à un héritage difficile (la judéité) ou encore les affinités électives, le tout dans des ambiances intellectuelles où la littérature côtoie l´histoire et la politique…
Métro France du 22 août 2008 Article de Marie Morizot "Notre première sélection de la rentrée littéraire" "Une lecture trouble, forte, serrée dans laquelle on se sent dominé, enferré dans les chimères d’une auteur qui réussit un beau tour de passe littéraire"
Avant critique de LIvres Hebdo du 22 août 2008 par Véronique Rossignol Manipulation en eaux troubles dans un roman psychologique de Karine Tuil situé dans le monde de l'édition. Après un précédent roman social et dénonciateur; plutôt documentaire, autour des sans-papiers, Karine Tuil revient à des intrigues plus psychologiques en racontant une histoire de jeux de pouvoir dans le milieu de l'édition........ C'est aussi à travers ce prisme que judéité, assimilation, tyrannie des origines, culpabillité, refoulement identitaire, grands thèmes chers à la romancière, sont tissés plutôt habilement dans la trame du drame psychologique et de la peinture sociale. (Article complet dans LIVRES HEBDO N°742)
Marie-France (septembre 2008) Chonique de Patrick Poivre d'Arvor intitulé "Parfum de femmes"
"Le Nouvel Observateur " daté du jeudi 21 août 2008 Article de Sophie Delassein intitulé "Double jeu" «Le désir d'être quelqu'un d'autre m'obsède», confesse Karine Tuil, dont les récits sont traversés de personnages à double ou triple vie. Elle est l'écrivain des apparences trompeuses et du secret. L'ambiguïté est à nouveau la reine du bal dans «la Domination», son septième roman. La narratrice : un écrivain, justement, dont les deux livres sont jusque-là passés inaperçus. Elle a entrepris d'écrire la vie de son père, le défunt Jacques Lansky, à l'invitation d'un éditeur légendaire. «Renoncez à être l'élève appliquée : écrivez !», ordonne le mentor. Pour mieux la manipuler, il la séduit. Et elle, Mlle Lansky, de peur de ne pas venir à bout de cet ouvrage, se mue, par la plume, en garçon, et devient Adam. Virtuose, Karine Tuil mène de front deux récits en un : celui d'Adam rédigeant les chapitres commandés et celui de la fille de Jacques Lansky, amoureuse de l'éditeur, découvrant des bouts de vérités sur un père qu'elle croyait connaître.
La boîte à sorties Mise en abyme, mystères, faux-semblants, rumeurs sur le monde l’édition et sincérité d’une quête sont les éléments convaincants du dernier roman de Karine Tuil. (Lire la critique)
Nouveau Roman: "LA DOMINATION"
Sortie en librairie prévue le 27 Août 2008 (En exclusivité, la quatrième de couverture) « Longtemps j’ai pensé que le jour où je parviendrais à publier un livre sur mon père, je cesserais définitivement d’écrire » Ecrire sur son père : tel est le contrat signé par la narratrice avec un grand éditeur. Comment aborder cet homme-caméléon, juif engagé auprès de la cause palestinienne, époux en apparence convenable qui installa sous le toit familial une russe énigmatique, chirurgien humaniste aux pulsions suicidaires ? Pour venir à bout de cet ouvrage impossible, la narratrice va se glisser dans la peau d’un personnage fictif, le fils qu’elle a toujours rêvé d’être : Adam. Lui apparaissent alors les secrets d’une vie baignant dans les mensonges et l’illusion, la manipulation des êtres et des mots. Entre répulsion et domination, érotisme et cruauté, chimère et réalité, masculin et féminin, lumière et ombres, c’est un ballet des sentiments troubles que Karine Tuil chorégraphie dans ce roman vitruose.
Septembre 2008 Parution de "Quand j'étais drôle" au Livre de poche
La Croix - Vendredi 4 avril 2008 Des ombres au pays de l’exil Par Karine Tuil
“C’est un dur métier que l’exil” écrivait le poète turc Nazim Hikmet. Ces mots, longtemps, ont fait écho en moi – un écrivain ne vit-il pas exilé en lui-même ? Issue d’un peuple de nomades condamné à l’errance, je ne tenais pas pour acquis mon lieu de résidence ; quant à nos origines, sait-on jamais d’où l’on vient ? Enfant, j’enviais ces camarades qui revendiquaient des généalogies précises, dessinaient l’arbre de leurs ancêtres avec l’assurance de vieux historiens, ces enfants de mon âge dont les parents avaient tout conservé : lettres, livres, tableaux de famille qui leur assuraient une place parfaite au sein d’une dynastie familiale rassurante. Je ne savais pas d’où venaient mes ancêtres. J’étais née en France, de parents juifs originaires d’Afrique du Nord – mais au-delà ? J’écoutais les récits tragiques que l’on me contait en chuchotant : venait-on d’Espagne d’où les juifs avaient été chassés au XVe siècle ? D’Italie ? De Turquie ? Nous étions fruits de l’exil imposé... Leur terre promise, mes parents l’avaient choisie : ce serait
Lorsque je décidai, à la fin de l’année 2005, d’écrire un roman sur les “sans-papiers”, interpellée par un article de presse qui dénonçait l’existence des centres de rétention en France, ces lieux où sont enfermés les clandestins en attente d’une décision du juge – libération ou renvoi au pays –, je n’imaginais pas être rappelée à mes origines, à mon histoire, à tout ce que j’avais occulté.
Ces hommes et ces femmes sans patrie étaient mes semblables, mes frères de douleur. Les mots issus du Deutéronome résonnaient en moi comme une litanie : “Vous aimerez l’étranger, vous qui avez été étrangers dans le pays d’Egypte.” La langue, les mots, le Livre étaient notre patrie. “Ecrivez notre histoire ! s’écriaient les retenus, dites-leur ! C’est ça le pays des droits de l’homme ? Quand je sortirai d’ici, moi aussi j’écrirai un livre !” Et il y avait ces hommes dont aucun pays ne voulait plus : rejetés par
Avril 2008 Parution de " Douce France" au Livre de poche
Février 2008 Parution de "Quando ero divertente" chez Voland Traduction italienne de "Quand j'étais drôle" Dimanche 20 janvier 2008 Participation à la table ronde intitulée: DANS LA PEAU DE L’AUTRE avec Philippe Grimbert, Clémence Boulouque animée par Anny Dayan-Rosenman, Lives des Mondes juifs. Hôtel Lutétia (PARIS) Pour visionner la conférence: cliquer ici
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